lundi 7 septembre 2015

Sortir des ténèbres BLOG05 - Pourquoi le temps semble-t-il aller à des allures différentes ?

Pourquoi le temps semble-t-il aller à des allures différentes ?
Est-ce que le temps accélère vraiment quand nous vieillissons ?
J'ai six ans, dans la voiture avec mes parents et mon frère, nous rentrons de vacances annuelles de deux semaines à Conwy dans le Nord du pays de galles. Il fait nuit et le voyage semble durer un temps fou. Je reste allongé dans le siège arrière à regarder les lumières orange des lampadaires et des maisons qui passent et je me demande si l'on va jamais arriver à la maison.
« Est-ce qu'on est bientôt arrivé ? » Je demande à mon père.
« Ne dis pas n'importe quoi. » Dit-il. « Nous ne sommes partis que depuis 30 minutes. »
Ma mère joue à quelques jeux avec nous pour nous aider à faire passer le temps plus vite. Nous écoutons la radio un moment et je m'endors. Quand je me réveille il me semble que j'ai été dans la voiture pendant une éternité et je n'arrive pas à croire que nous ne sommes toujours pas à la maison.
Le voyage de Conwy à Manchester nous prenait deux heures quand j'étais enfant et prends encore aujourd'hui à peu près deux heures. (bien que légèrement moins en raison de l'amélioration des routes). J'ai encore fait ce voyage il y a quelques années et je n'arrivais pas à croire à partir de ma perspective adulte à quel point il était court. Ces deux heures, qui semblaient durer une éternité lorsque j'avais six ans n'étaient rien. Ma petite amie conduisait et nous parlions, écoutions des cassettes, regardions les campagnes galloises qui s'étendaient jusqu'à la frénésie urbaine du nord-ouest de l'Angleterre, et nous étions de retour à Manchester avant que je puisse m'en rendre compte. C'était un peu effrayant, qu'est-ce qu'il s'est passé pendant ce temps que contenaient deux heures alors que j'avais six ans ?
Cette histoire semble concorder avec l'expérience de la plupart des personnes. Un grand nombre d'entre nous sentent que le temps se déplace très lentement quand nous sommes enfants et que graduellement il accélère alors que nous grandissons. Nous avons tous remarqué cela, comment Noël semble venir plus rapidement chaque année, comment nous commençons à nous habituer à écrire la date de l'année sur nos chèques et que nous réalisons qu'elle est presque terminée. Comment nos enfants sont en train de terminer l'école alors qu'il ne semble pas si long le temps où nous leur changions les couches. Ainsi de suite.
Des questionnaires de psychologues ont montré que presque tout le monde, dont des étudiants d'université, sentent que le temps passe plus vite aujourd'hui en comparaison au temps où ils avaient la moitié ou le quart de l'âge qu'ils ont aujourd'hui. Et ce que montrent un certain nombre d'expériences qui est peut-être plus frappant est que lorsque l'on demande aux personnes les plus âgées de deviner la durée d'un intervalle de temps, ou de « reproduire » cette longueur de période de temps, ils devinent une quantité plus courte que les personnes plus jeunes.
Nous commençons généralement à devenir conscient de cette accélération vers la fin de nos années vingt, quand la plupart d'entre nous commençons à nous « installer ». Lorsque nous avons des emplois réguliers, que nous nous marrions et avons un domicile, nos vies deviennent alors des habitudes quotidiennes au travail, dans les transports, dans nos repas et en regardant la télévision. La routine hebdomadaire comme par exemple aller à la gym le lundi soir, au cinéma le mercredi soir ou aller boire un coup avec des amis le vendredi soir, etc. Et dans la routine annuelle avec les anniversaires, les vacances d'été et les fêtes. Après quelques années, nous commençons à réaliser que le temps que nous mettons pour aller le long de toutes ces habitudes décroît comme si nous étions sur une plaque tournante dont la vitesse accélérait à chaque tour.
Cette accélération est probablement responsable du phénomène que les psychologues appels 'le télescopage en aval', notre tendance à penser à des événements qui sont passé il y a plus longtemps que nous le pensons. Les mariages, les morts et les naissances, quand nous regardons en arrière à ces événements ayant des significations particulières, nous sommes souvent surpris de voir qu'ils sont arrivé il y a si longtemps, choqué de découvrir que cela fait déjà quatre ans qu'un ami est mort alors que nous pensions que cela ne fait que deux ou trois ans, ou qu'une nièce a déjà dix ans alors qu'il ne semble y avoir que quelques années qu'il est né.
Les théories proportionnelles et biologiques
Alors pourquoi faisons-nous l'expérience de l'accélération du temps ?
Une réponse populaire est la théorie « proportionnelle », qui suggère que le facteur important est que alors que vous vieillissait, chaque période de temps constitue une fraction plus courte de votre vie dans son entier. Cette théorie semble avoir été mis en avant pour la première fois par Paul Janet en 1877 qui a suggéré la loi que William James a décrite comme « L'apparente longueur d'un intervalle moment donné de la vie d'un homme est proportionnel à la longueur de sa vie elle-même. Un enfant de 10 ans ressent une année comme 1 dixième de sa vie entière, un homme de 50 ans à l'impression d'avoir 1 cinquantième de sa vie, la vie complète semblant en apparence garder une longueur constante. »
À l'âge d'un mois, une semaine est le quart de notre vie complète, alors il est inévitable que cela semble durer longtemps. À l'âge de 14 ans, une année constitue environ 7 % de votre vie, alors il semble que chaque année soit un grand moment. Mais à l'âge de 30 ans, une semaine est seulement un petit pourcentage de votre vie et à 50, une année est seulement 2 % de votre vie, si bien que votre sentiment subjectif est qu'il y a une quantité de temps insignifiante qui passe très rapidement.
Il y a une certaine logique à cette théorie, elle offre une explication pourquoi le temps semble augmenter graduellement et cela avec une constance quasiment mathématique. Il y a toutefois un problème, c'est qu'essayer d'expliquer le temps présent seulement en terme de temps passé. L'hypothèse derrière cela est que nous expérimentons continuellement nos vies comme un tout et percevons chaque jour, semaine, mois ou année devenant toujours plus significatif en relation à la totalité. Mais nous ne vivons pas nos vies comme ça. Nous vivons avec des périodes de temps bien plus petites, d'heure en heure, de jour en jour, ayant affaire à chaque période de temps pour elles-même, indépendamment de ce qui s'est passé avant.
Il y a aussi les théories biologiques. L'une d'entre elles est que l'accélération du temps est liée à la façon dont notre métabolisme ralenti graduellement tandis que nous vieillissons. Comme le cœur des enfants bat plus vite que le nôtre, parce qu'ils respirent plus rapidement et que leur sang circule plus vite, etc. L'horloge de leurs corps couvre plus de temps durant 24 heures que les nôtres lorsque nous sommes adultes.
Les enfants vivent plus de temps simplement parce qu'ils se déplacent dans le temps plus rapidement. Pensez à une horloge qui est réglée pour aller 25 % plus vite que le temps normal. Après 12 heures de temps normal, cette horloge aura 15 heures, après 24 heures de temps normal, cette horloge en aura 30, ce qui signifie que du point de vue de cette horloge, un jour contient plus d'heure que ce que nous avons l'habitude. D'un autre point de vue, les vieilles personnes sont comme des horloges qui avanceraient plus lentement que la normale, si bien qu'ils restent en arrière dans le temps et n'ont pas encore 24 heures lorsque les horloges normales les ont atteintes.
Aussi, d'un point de vue biologique, il y a la théorie de la « température du corps ». Dans les années 30, le psychologue Hudson Hoagland a conduit une série d'expériences qui ont montré que la température du corps causait différentes perceptions du temps. Une fois, alors que sa femme était malade, qu'elle avait la fièvre et qu'il veillait prêt d'elle, il remarquait qu'elle se plaignait qu'il était absent pendant une longue période même lorsqu'il était absent pour une courte période. Avec un détachement scientifique admirable, Hoagland testa sa perception du temps à différentes températures et découvrit que plus élevée était la température, plus le temps semblait passer lentement pour elle, et le plus long elle faisait l'expérience de chaque période de temps.
Hoagland a suivi plusieurs expériences presque sadiques avec ses étudiants, qui impliquer de leur faire subir des températures supérieures à 65 degrés en portant des casques chauffant. Cela montra que lorsque l'on élève la température du corps d'une personne, on peut aussi ralentir son impression du passage du temps jusqu'à 20 %. Et le point important ici est peut-être que les enfants ont une température du corps plus importante que les adultes, qui peut signifier que le temps est « étendu » pour eux. D'une manière similaire, la température de notre corps devient graduellement plus bas.
Toutefois, selon moi, la meilleure façon d'expliquer cette accélération du temps est ce par ce que j'appelle « la théorie perceptuelle ».
La perception explique pourquoi le temps semble aller plus vite en vieillissant

Dans mon article précédent, j'ai examiné la question de savoir pourquoi il apparaît que le temps accélère lorsque l'on devient plus vieux et j'ai examiné deux théories différentes pour pouvoir l'expliquer, la théorie biologique et la théorie proportionnelle. Toutefois, selon moi, l'accélération du temps dont nous faisons l'expérience est principalement lié à notre perception du monde autour de nous et de nos expériences, et comment cette perception change tandis que nous vieillissons.

La vitesse du temps semble être largement déterminé par la façon dont notre esprit absorbe et traite l'information. Plus il y a d'information, plus le temps ralenti. Cette relation a été vérifiée par le psychologue Robert Ornstein dans les années 60. Dans une série d'expériences, Ornstein a fait écouter des cassettes à des volontaires avec une grande variété de sons comme par exemple des cliquetis et des bruits ménagers. À la fin il leur demandait d'estimer la durée de ce qu'ils avaient écouté sur l'enregistrement et il découvrit que lorsqu'il y avait plus d'informations sur la cassette (s'il y avait le double du nombre de cliquetis), les volontaires estimaient la période de temps comme étant plus longue. Il découvrit que cela s'appliquait aussi à la complexité de l'information. Quand on leur demandait d'examiner différents dessins et des peintures, les participants qui avaient les images les plus complexes estimaient avoir la période de temps la plus longue.

Et si l'information ralentie le temps, peut-être que l'une des raisons pourquoi le temps ralenti pour les enfants est en raison de la quantité massive d' « information perceptive » qu'ils reçoivent du monde autour d'eux. Les jeunes enfants semblent vivre dans un monde complètement différent que celui des adultes, un monde plus intense, plus réel, plus fascinant et plus beau. C'est une des raisons pour lesquels nous appelons souvent l'enfance comme un temps béni, parce qu'à ce moment-là, le monde était pour nous un lieu bien plus excitant et bien plus beau, toutes nos expériences étaient intenses. Une perception intensifiée chez les enfants signifie qu'ils sont constamment en train de prendre un grand nombre de détails auxquels les adultes ne font pas attention, les petites craquelures autour d'une fenêtre, les petits insectes qui rampent sur le sol, les motifs créés par la lumière du soleil sur le tapis, etc. Et même les choses sur une plus grande échelle, que nous, adultes, voyons aussi bien semble être bien plus réels pour eux, plus brillantes avec plus de présence et d'intensité. Toutes ces informations élargissent le temps pour les enfants.

En vieillissant, nous perdons cette intensité de perception et le monde devient un lieu morne et familier, si morne et familier que nous n'y faisons plus attention. Après tout, pourquoi feriez-vous attention aux immeubles et aux rues que vous traversez pour aller au travail ? Vous les avez vus un bon millier de fois auparavant et ils ne sont ni beaux ni fascinants, ils sont justes… ordinaires. Comme le dit Wordsworth dans un poème fameux « Intimations of Immortality », la vision de l'enfance qui permet à toutes les choses d'être « revêtus de la lumière céleste » commence « à se faner à la lumière des jours communs ». Et c'est pourquoi le temps s'accélère pour nous. Alors que nous devenons adultes, nous commençons à nous « débrancher » de la merveille et de la présence du monde, graduellement nous arrêtons d'être attentif et conscient à nos alentour et expériences. En résultat nous prenons moins d'informations et le temps passe plus vite. Le temps est moins « étiré » par l'information.

Vieille et nouvelle expérience

Une fois que nous devenons adultes, il y a un processus de « familiarisation » progressive qui continue tout au long de notre vie. Le plus longtemps nous vivons, le plus familier le monde devient, si bien que la quantité d'informations perceptuelles que nous absorbons décroît chaque année et le temps semble passer plus vite chaque année.

Il y a deux raisons principales pourquoi cela arrive. D'une part, tandis que nous vieillissons il y a progressivement moins de nouveautés dans nos vies. D'une année à une autre, nous usons graduellement la réserve de nouvelles expériences disponible pour nous. Et deuxièmement, en vieillissant, toutes les expériences que nous avons eues deviennent pour nous familière. Non seulement nous avons moins de nouvelles expériences mais les expériences avec lesquels nous sommes déjà familiers deviennent progressivement moins réel. William James écrit « chaque année qui passe, les expériences passées deviennent des habitudes automatiques. » De la même façon que nous faisons l'expérience d'un grand nombre de nouvelles choses, une femme de 20 ans est toujours « fraîche » au monde phénoménal qui l'entoure, mais durant les 20 prochaines années, elle regardera les mêmes rues et le même ciel et les mêmes arbres des milliers de fois, si bien que leur réalité va petit à petit s'effacer.

Par le même effet, ce lien entre le temps et l'information peut expliquer d'autres aspects du temps. Une des « lois » du temps psychologique que j'ai détaillé dans mon livre « Faire le temps » est que le « temps semble ralentir quand nous sommes exposés à de nouveaux environnements et expériences. » C'est à cause de notre non-familiarité avec ces nouvelles expériences qui nous permettent de recueillir plus d'informations. Une autre loi est que le « temps va plus rapidement en état d'absorption ». La raison en est que durant un état d'absorption, notre attention est réduite à un point en particulier et nous bloquons l'information de nos alentour. Au même moment il y a très peu « d'informations cognitives » dans notre esprit puisque la concentration a calmé la « discussion mentale » normale de l'esprit. D'un autre côté, le temps va plus lentement en état d’ennui et d'inconfort parce que dans ces situations, notre attention n'est pas occupée et une quantité massive de « discussion mentale » circule dans notre esprit amenant une quantité énorme d'information cognitive.

Le temps ne doit pas nécessairement accélérer alors que nous vieillissons. À un certain degré, cela dépend de la façon dont nous vivons nos vies et comment nous nous relions à nos expériences. Je parlerais de cela dans mes prochains articles.

Article publié par Steve Taylor le 07 Juillet 2007 et traduit le 06 Septembre 2015
Source : https://www.psychologytoday.com/blog/out-the-darkness/201107/why-does-time-seem-pass-different-speeds

jeudi 3 septembre 2015

Stiegler Pourquoi et comment philosopher aujourd'hui ?




« Nul n'entre ici n'est grammairien », en référence à « Nul n'entre ici s'il n'est géomètre » de l'académie de Platon.

L'importance du rôle de la grammaire dans la pensée indienne (Sylvain Auroux), elle à la même place dans l'inde ancienne que la géométrie dans la société occidentale.

La grammaire est la science du pharmacon, science de l'écriture du langage. L'écriture est un pharmacon qui est apparut en premier de manière tatonante, puis vint les grammairiens qui apparaissent (dans le cas de la Grèce) après les philosophes.

Ils vont isoler des types de mots, produiront des catégories à l'origine de la logique formelle. Cheminement fondamental jusqu'à aujourd'hui avec la révolution numérique.

Il est important aujourd'hui de rétablir un dialogue entre la géométrie (occident) et la grammaire (orient).

Pourquoi (et) (puis) comment philosopher aujourd'hui ?

L'ordre des question est une problématique importante, demander pourquoi puis comment n'est pas anodin. Le philosophe se distingue par la façon dont il ordonne les questions.

Poser la question du pourquoi avant le comment, signifie toujours en principe que la fin précède les moyens. Les moyens ne serait que des moyens, et la fin contrôlerait en totalité les moyens.

Par la raison, je peux dominer la matière dont ces moyens sont fait. L'opposition entre mon esprit et la matière de Descartes.

Cette façon de penser est dépassé, contesté depuis le 19ème siècle par les matérialistes, beaucoup contesté par la suite par les existentialistes et les phénoménologues.

La pensée, « l'esprit peut se rendre dominant de la matière dans sa totalité » (se rendre maître et possesseur de la nature) ça appartient (selon les philosophes du Xxème siècle, phénoménologues, déconstructionistes) à ce que l'on appelle la métaphysique (de Platon à Husserl) qui est un courant de pensée qui était dominant mais est devenue caduque.

Plus personne d'honnête ne croit que la fin justifie les moyens, cela ne signifie pas pour autant que les fins sont rabattu sur les même plans que les moyens. Il existe une différence radicale entre les moyens et les fins. Lorsque les moyens prennent la place des fins, la catastrophe est imminente.

Les fins sont conditionnés par les moyens, elles ne sont ni séparé, ni ne domine les moyens. Fin et moyen forment une relation qui est déterminé par la qualité de la relation, un terme de cette relatio n'existe pas sans l'autre, et les deux termes sont modifié en fonction de l'autre. Ce sont des variables dépendantes.

Les moyens qui ne peuvent pas être maîtrisé par les fins, je les appels les pharmaca (pluriel de pharmacon). Ils augmentent et transforment nos capacités, ils transforme notre puissance d'agir (Spinoza), ils nous transforment nous-même et par là fait dévier nos finalités, nos motifs, nos motivations, nos buts. Ils peuvent intensifier notre existence, ils peuvent aussi la réduire.

Les pharmaca sont aujourd'hui des poisons, ce sont les techniques qui conditionnent toutes les finalités des êtres humains que nous tentons d'être en où extériorisant. L'être vivant s'extériorise avec les objets techniques comme des organes artificiels.

Le langage est un pharmacon, il s'agit d'une technique qui peut agir sur le réel. La langue est un pouvoir et elle est dangereuse. « Je fais la guerre »

Aujourd'hui, nous vivons une guerre économique mondiale qui est mené par la financiarisation. Une automatisation mené par des logiciels qui court-circuite les décisions humaines. Une substitution des fins par les moyens et une prolétarisation (perte) des savoirs. Un anéantissement des capacité de prise de décision qui condamne à la paralysie et l'impuissance.

Je crois qu'il est possible de sortir de la crise créé par l'utilisation des pharmacas qui l'on eux-même créé. Cela dépendra de nos capacités à prendre des décisions thérapeutiques. Transformer les moyens devenus toxiques en dispositifs thérapeutique nouveau. Une nouvelle façon de prendre soin et de faire que les poisons deviennent des remèdes.

Philosopher aujourd'hui c'est se consacrer à faire de la pharmacologie. C'est se consacrer à l'étude de la façon transformer ce qui est toxique dans les pharmacas en remèdes curatifs. Faire l'inverse de l'économie conservatrice et consumériste qui a transformé l'investissement en spéculation.

Il est nécessaire de constituer une nouvelle croyance après le nihilisme. L'homme est un être malade et en tant que tel il peut inventer une thérapeutique. Les techniques, pharmacas, qui sont utilisé pour la guerre, peuvent être utilisé pour la paix.