« Nul n'entre ici n'est grammairien », en référence à « Nul n'entre ici s'il n'est géomètre » de l'académie de Platon.
L'importance du rôle
de la grammaire dans la pensée indienne (Sylvain Auroux), elle à la
même place dans l'inde ancienne que la géométrie dans la société
occidentale.
La grammaire est la
science du pharmacon, science de l'écriture du langage. L'écriture
est un pharmacon qui est apparut en premier de manière tatonante,
puis vint les grammairiens qui apparaissent (dans le cas de la Grèce)
après les philosophes.
Ils vont isoler des
types de mots, produiront des catégories à l'origine de la logique
formelle. Cheminement fondamental jusqu'à aujourd'hui avec la
révolution numérique.
Il est important
aujourd'hui de rétablir un dialogue entre la géométrie (occident)
et la grammaire (orient).
Pourquoi (et)
(puis) comment philosopher aujourd'hui ?
L'ordre des question
est une problématique importante, demander pourquoi puis comment
n'est pas anodin. Le philosophe se distingue par la façon dont il
ordonne les questions.
Poser la question du
pourquoi avant le comment, signifie toujours en principe que la fin
précède les moyens. Les moyens ne serait que des moyens, et la fin
contrôlerait en totalité les moyens.
Par la raison, je
peux dominer la matière dont ces moyens sont fait. L'opposition
entre mon esprit et la matière de Descartes.
Cette façon de
penser est dépassé, contesté depuis le 19ème siècle par les
matérialistes, beaucoup contesté par la suite par les
existentialistes et les phénoménologues.
La pensée,
« l'esprit peut se rendre dominant de la matière dans sa
totalité » (se rendre maître et possesseur de la nature) ça
appartient (selon les philosophes du Xxème siècle, phénoménologues,
déconstructionistes) à ce que l'on appelle la métaphysique (de
Platon à Husserl) qui est un courant de pensée qui était dominant
mais est devenue caduque.
Plus personne
d'honnête ne croit que la fin justifie les moyens, cela ne signifie
pas pour autant que les fins sont rabattu sur les même plans que les
moyens. Il existe une différence radicale entre les moyens et les
fins. Lorsque les moyens prennent la place des fins, la catastrophe
est imminente.
Les fins sont
conditionnés par les moyens, elles ne sont ni séparé, ni ne domine
les moyens. Fin et moyen forment une relation qui est déterminé par
la qualité de la relation, un terme de cette relatio n'existe pas
sans l'autre, et les deux termes sont modifié en fonction de
l'autre. Ce sont des variables dépendantes.
Les moyens qui ne
peuvent pas être maîtrisé par les fins, je les appels les pharmaca
(pluriel de pharmacon). Ils augmentent et transforment nos capacités,
ils transforme notre puissance d'agir (Spinoza), ils nous
transforment nous-même et par là fait dévier nos finalités, nos
motifs, nos motivations, nos buts. Ils peuvent intensifier notre
existence, ils peuvent aussi la réduire.
Les pharmaca sont
aujourd'hui des poisons, ce sont les techniques qui conditionnent
toutes les finalités des êtres humains que nous tentons d'être en
où extériorisant. L'être vivant s'extériorise avec les objets
techniques comme des organes artificiels.
Le langage est un
pharmacon, il s'agit d'une technique qui peut agir sur le réel. La
langue est un pouvoir et elle est dangereuse. « Je fais la
guerre »
Aujourd'hui, nous
vivons une guerre économique mondiale qui est mené par la
financiarisation. Une automatisation mené par des logiciels qui
court-circuite les décisions humaines. Une substitution des fins par
les moyens et une prolétarisation (perte) des savoirs. Un
anéantissement des capacité de prise de décision qui condamne à
la paralysie et l'impuissance.
Je crois qu'il est
possible de sortir de la crise créé par l'utilisation des pharmacas
qui l'on eux-même créé. Cela dépendra de nos capacités à
prendre des décisions thérapeutiques. Transformer les moyens
devenus toxiques en dispositifs thérapeutique nouveau. Une nouvelle
façon de prendre soin et de faire que les poisons deviennent des
remèdes.
Philosopher
aujourd'hui c'est se consacrer à faire de la pharmacologie. C'est se
consacrer à l'étude de la façon transformer ce qui est toxique
dans les pharmacas en remèdes curatifs. Faire l'inverse de
l'économie conservatrice et consumériste qui a transformé
l'investissement en spéculation.
Il est nécessaire
de constituer une nouvelle croyance après le nihilisme. L'homme est
un être malade et en tant que tel il peut inventer une
thérapeutique. Les techniques, pharmacas, qui sont utilisé pour la
guerre, peuvent être utilisé pour la paix.
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